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vendredi 23 septembre 2005
Infernal Plague Storyline II
The Return of Nergal
par Vincent Ripoll


Félicitations à Mochuda (arrivé premier en finale et jouant donc le jeu Nergal) qui a réussi à bien foutre le bronx sur la table avec ses négociations musclées. Dommage qu’il ait fait quelques erreurs à la fin, sinon il était parti pour gagner le tournoi. Félicitations également à Abalam qui a fait triompher Huitzilopochtli et la grosse bête en remportant la finale. Certaines mauvaises langues pourrait soupçonner d’ailleurs une certaine coalition entre Baali, mais ce n’est qu’une coïncidence bien sûr.

29 joueurs étaient présents pour ce storyline, récompensés par les cartes promotionnelles Alan Sovereign advanced et Helena advanced.

Les finalistes ont eu la surprise de se voir à tous offert un deck Nergal.


Prologue :

Alan Sovereign pouvait suivre un listing comme nul autre. Bien entendu, sa capacité à masquer les transactions financières était également inégalée. Ses nouvelles responsabilités à Rome le poussaient malgré tout dans ses derniers retranchements, et il luttait pour maintenir les ressources financières restantes de la Camarilla, et financer la guerre à venir.

Passant en revue les virements qui avaient asséchés les comptes d’investissement de la Camarilla, Alan pouvait lier la plupart des transactions à des tournes-casaques donnés - identifiant chaque traître par son nom et enregistrant leurs violations sur un formulaire juridique. Tous les noms lui étaient au minimum familiers, mais il était réellement choqué par certains de ceux qui composaient sa liste. Alan se figurait que quelques uns ne trahissaient pas de leur propre volonté, qu’ils soient des agents conditionnés et soigneusement infiltrés dans les rangs de la Camarilla, voire éventuellement complices à leur insu. De plus, Alan pensait qu’au moins quelques autres n’étaient probablement pas du tout des traîtres. Jusqu’à présent, chacun avait supposé que tous ceux qui avaient disparus cette nuit avaient déserté. Il réalisait que certains avaient pu être torturés pour les informations en leur possession, et tués après. Il espérait du moins que cela était vrai, puisque cela signifierait que l’infiltration infernaliste n’était pas aussi généralisée qu’il avait été craint initialement.

Alan suspectait aussi qu’une poignée de traîtres restaient probablement dans leurs rangs. Que ce soit ou non le cas, il régnait maintenant une telle suspicion et une telle peur latentes que peu de princes coopéraient en dehors de leur propres cercles de conseillers de confiance. La menace infernaliste allait requérir une réponse unifiée de la Camarilla, perspective qui devenait de plus en plus improbable.
Alan se leva de son fauteuil de cuir à dossier haut, et se tourna pour faire face à des briques peu jointives là où il y avait eu une fenêtre à la construction du bâtiment.

On frappa à la porte, il ne répondit pas alors que l’un des nouveaux associés d’Alan entrait.

“Monsieur Sovereign ?” dit Stephen. “Monsieur ?”

“Oui”, répondit Alan, ne faisant que partiellement attention.

Stephen s’avança précautioneusement. La gravité des nouvelles responsabilités d’Alan avait provoqué une transformation remarquable dans sa conduite et ses relations avec les autres. Rien ne restait du comptable plongé dans ses livres, et maintenant même ses anciens pairs rechignaient à soutenir son regard.
“Monsieur, nous avons un rapport indiquant que Barbaro a quitté Rome pour Amman. Ce n’est sans doute pas une coïncidence si l’on considère l’annonce d’une effraction et du vol de « documents de portée historique » rapportée par le Vatican.

“Laisse moi”, dit tranquillement Alan sans se retourner. Il n’avait pas encore une confiance totale en sa nouvelle équipe, et même si Hardestadt en personne les avait désignés, de nos nuits on ne pouvait pas être assez prudents.
Une fois la porté fermée, Alan revint à son bureau et en sortit un rapport qui avait paru auparavant sans importance, et qui pourtant prenait maintenant un sens nouveau. Le rapport décrivait les raids mineurs des infernalistes sur Damas et Chorazin, mais concluait que les lieux ciblés étaient largement symboliques, et ne procureraient aucun avantage stratégique.
Alan modifia rapidement un ordre pour 500 Steyr autrichiens, et changea leur destination pour le port d’Aqaba.

“Je ne sais pas ce qu’ils préparent” concéda Alan, “mais que j’aille en Enfer si nous ne serons pas là pour les attendre.”


Entourés par les falaises qui se dressaient, Barbaro, Sela et Helena marchaient le long du passage étroit et tourmenté qui menait à Petra. Avançant plus loin dans le cœur de la montagne, ils parcoururent le ravin, et n’aperçurent qu’occasionnellement la lumière lunaire entre les grands pics. La piste apparemment sans fin déboucha finalement sur des bâtiments splendides, taillés à même les falaises rouges, oranges et roses. Les ruines de Petra étaient toujours impressionnantes, et l’architecture conservait des traces de leur héritage romain. Gagnant progressivement en altitude, les trois passèrent devant plus de tombes creusées directement dans la montagne qu’ils ne pouvaient en dénombrer. Plongé dans ses souvenirs, Barbaro empruntait un chemin étroit menant au plateau rocheux. Il méditait sur son rôle dans les siècles de préparation sur le point de porter leurs fruits.

Barbaro se rappela avec regrets le moment précis où les enseignements de son mentor et compagnon de prêtrise avaient pris un tour bizarre, et comment sa décision immédiate de ne pas arrêter la leçon avait pavé la voie de sa curiosité et, au final, de son intérêt pour les rituels occultes. Il se rappela sa propre Etreinte et sa renaissance entre les murs du Vatican, sa lutte pour réconcilier sa nouvelle nature avec son ancien Dieu. Il n’oublierait jamais la nuit où il s’était rendu compte que lui aussi n’était qu’un outil - rien de plus qu’un acteur mineur sur une grande scène. D’une façon, il reconnaissait que son histoire n’était pas si différente de celles de Sela et d’Helena. Les trois avaient été sélectionnés spécifiquement pour la tâche qui les attendaient. La haine d’Helena envers Menele, et sa volonté de payer n’importe quel prix pour une revanche mesquine et complexe en avaient fait une cible facile pour les manipulations de Barbaro, tandis que l’ambition nue de Sela avait été encore plus facile à modeler. Barbaro se demanda quel était son propre défaut, celui qui l’avait fait manipulé si facilement ces siècles plus tôt, bien que peu lui importait à présent. Ragaillardi de se savoir sur le point de gagner sa propre damnation, au lieu qu’elle lui soit imposée, Barbaro serra contre lui le texte ancien décrivant le rituel de Lasombra.

Le sommet aplati du pic révéla un ancien lieu sacré. Des siècles de vent et de pluie avaient émoussé la surface des pierres tranchantes, tout en creusant et affinant chaque crevasse. Barbaro était ravi de trouver l’autel quasiment intact. Autrefois, les adorateurs de la mort, et les Nabatéens avant eux, sacrifiaient leurs offrandes sur l’autel, et le sang coulait dans des canaux creusés jusqu’à atteindre de petits réservoirs. Des canaux additionnels permettaient de gérer les quantités plus importantes, et distribuaient le sang jusqu’aux extrémités les plus reculées du plateau.

Comme les trois se tenaient devant l’autel, Barbaro produisit le texte ancien. Il avait répété avec Helena de nombreuses fois et était sûr qu’elle accomplirait son rôle à la perfection. Sela, pour sa part, serait capable de jouer le sien sans répétition.

Helena se tint un moment immobile et silencieuse, et bientôt un unique tentacule noir apparu de ses mains et dansa devant eux. Tandis que Barbaro tenait à bout de bras le texte qu’allait lire Helena, la lumière de la lune transforma la scène - couvrant tout d’une ombre pourpre toujours plus sombre. Quand Helena commença à lire à voix haute, le tentacule sauta dans sa bouche, et servit de langue alors qu’elle prononçait les mots de pouvoir. Barbaro eu un sourire presque paternel en constatant le pouvoir du sang puissant d’Helena.

Helena cessa de parler, Barbaro et elle se tournèrent vers Sela. Comme celle-ci commençait à parler, le tentacule se retira d’Helena et sauta dans la bouche de Sela. Les mots qu’elle prononçait étaient inintelligibles et semblaient provenir directement de la langue noire. Bien que ses oreilles ne puissent comprendre ses paroles, Sela savait qu’elle parlait d’une prison dans l’Abysse, et de portes... de clés... et d’un sacrifice. Ses yeux s’étrécirent sous l’effet de la compréhension. La peur l’envahit, de la langue d’ébène dardaient des pousses qui jaillirent vers l’avant pour l’envelopper complètement. Sela laissa échapper un cri étouffé avant que son corps d’un noir d’encre n’explose en une flamme sans lumière qui tourbillonna et chassa ce qui restait de la lumière lunaire. Barbaro et Helena contemplaient leur sacrifice alors que les restes de Sela formaient une mare noire sur l’autel. La boue noire remplit rapidement les réservoirs, et les canaux dirigèrent le surplus vers le plateau.

La terre trembla alors qu’une mer de rats gris s’épanchait d’une fosse qui s’agrandissait au centre du plateau. Helena s’avança vers l’ouverture, les rats en fuite s’effacèrent devant elle. Sa confiance grandissait avec chaque pas, et elle descendit sans peur dans la cavité. Dans un éclair de ténèbres, elle marcha dans le vide.

Les avertissements de Barbaro avaient été exacts, les attaques vinrent presque immédiatement. Helena s’immobilisa en sentant les créatures de l’Abysse tenter de prendre possession d’elle. Elle pouvait sentir leur désir d’un hôte aussi puissant, et raffermit sa volonté. Le don de Lasombra coulait en elle, et Helena repoussa avec facilité chaque attaque.

Helena se déplaçait à une vitesse aveuglante dans l’Abysse et cherchait les lieux les plus sombres de la création. Elle épia le monde mortel, fut le témoin d’un meurtre dans une allée sombre et d’un secret imaginé dans une chambre d’hôtel. Elle dépassa des prisons terrestres, des cavernes sans lumière et des chambres intérieures, jusqu’à arriver à un endroit aussi sombre que le ciel est lumineux - la noirceur d’un minuit impossible. De cet endroit Helena appela, « Viens Nergal, Prince de l’Enfer. Tu as été libéré de la prison d’ombres afin d’étancher ta soif au sang de Menele. »


Celui que l’on surnomme le Prince de l’Enfer a été libéré. Assistez à son réveil le samedi 15 octobre 2005 à Troll2Jeux !

Merci à Hasdrubal pour la traduction





Carte promo Alan Sovereign

Carte promo Helena



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